Jamais cette conclusion n'a été aussi vraie que par aujourd'hui. Jamais ces mots n'ont eu autant de résonnances aujourd'hui. Pourquoi? Est ce parce qu'aujourd'hui Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP a été élu par plus de 53% des français? Est ce parce que aujourd'hui cet homme n'a plus d'étape à gravir? Est ce aussi à cause d'une opposition trop fébrile que le candidat favori des sondages est désormais à l'Elisée? Tant de questions qui resteront sans réponses... mais la conclusion est la même, pour la troisième fois, le parti socialiste n'a pas convaincu les urnes et reste dans la paralysie totale à l'instar de ce début des élections législatives. Le PS n'est plus une machine à gagner, mais à suivre. Le PS n'est plus à l'aube de l'innovation, mais à une bonne dizaine d'années de retard. Tel est le constat dramatique qu'il faut pourtant aujourd'hui dresser d'un mastodonte de la politique. Car je le dis haut et fort, je revendique mon vote à gauche, mais je revendique aussi, et ce sans faille, ma liberté de parole. O combien la tentation d'adhérer à un parti est forte, mais adhérer c'est approuver, le meilleur comme le pire. Le 6 Mai 2007, Nicolas Sarkozy a été élu président de la république française. Il faudra l'accepter et pourquoi pas même le soutenir quand il aura raison. Je n'aime ni le personnage, ni la plupart de ses idées "bon marché", sensé séduire on ne sait trop quel électorat, tant son discours est dichotomique. Mais une chose est sure, Nicolas Sarkozy est un homme dangereux. Telle a été la contre mission de son bras droit François Fillon, de montrer le petit Nicolas sous ses meilleurs angles. Déjà, durant la campagne, le petit Nicolas n'a pas manqué à faire boulette sur boulette, heureusement, savamment étouffé par ses disciples. Et il faut dire qu'ils ne manquaient pas d'arguments!!! Baisse de subventions, menaces verbales ou physiques, nominations aux postes clés, tout a été soigneusement étudié pour que le petit Nicolas arrive dans une situation qui lui est toute acquise. Enfin qu'importe, on ne retiendra pas ces allégations, mais beaucoup plus son action. Et là je dois dire que le petit Nicolas n'est pas sans surprise. Le lendemain matin après son ascension au poste le plus convoité de France, voila que notre nouvel élu se paye des vacances, que dis-je, se fait offrir des vacances. On le croit en corse selon ses déclarations, mais on le retrouvera ni plus ni moins, dans le Yatch de Vincent Bolloré. La propagande a souffert alors un bon coup: "travailler plus pour gagner plus" sonnait désormais beaucoup plus creux que par le passé dans les oreilles des nouveaux concitoyens, qui voyait en leur président un homme d'action, et non la bronzette en maillot de bain aux alentour de Malte. Mon président ne m'avait pas habitué aux luxueux séjours organisés par ses amis. Pire, pourquoi avoir menti sur le lieu de son séjour? Pourquoi ne pas dire tout simplement que Mr Bolloré, grand ami de Mr Sarkozy, avait invité notre cher président? Pourquoi? Peut être est-ce parce que Mr Sarkozy n'était pas invité mais bel et bien client du fabuleux Yatch de la société dont on n'aurait pas connu les financements de ce voyage? Mais sans entrer dans toute polémique, peut être est-ce aussi parce que le groupe Bolloré, bien que Mr Sarkozy l'ai démenti, entretient des relations commerciales toutes particulières avec l'état? La réponse devait surement être gênante, tant la réaction a été rapide. Deux jours après la découverte, Mr Sarkozy repartait sur Paris... Et oui, le pouvoir n'est pas de tout repos, mais tel était son désir.